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1 août 2026

Nouvelle fête à la crèche

 Une autre fête a été organisée à la crèche courant juin . En voici quelques vidéos.

 
 

 







 
 
Information :

 Pour la deuxième année consécutive, une généreuse donatrice nous a offert 200 pieds de tomates anciennes.Un grand merci à elle 
 La vente nous aidera à financer l'inscription à la crèche de nos plus jeunes filleuls.




Journée nationale de l'enfant au Mozambique

 Le 1er juin était la journée nationale de l'enfant au Mozambique. Les enfants de la crèche l'ont fêtée dans une ambiance joyeuse, moment de bonheur pour ces enfants qui vivent dans un contexte socio-économique bien compliqué.


                           
                       



   








20 juin 2026

Forte augmentation du prix des transports

 Nous savions déjà que le prix des transports en commun à Maputo, capitale du Mozambique, devenait un sérieux problème pour les habitants qui doivent utiliser les chapas (petit minibus où on s'entasse encore et encore ... et encore un peu si possible) pour se déplacer.

Et bien sûr cela a des conséquences financières pour nos filleuls qui poursuivent leurs études.

Valentina, qui a intégré une école de journalisme et qui termine son cursus cette année, nous a envoyé un article à ce sujet. 

 La hausse du carburant aggrave la crise des transports au Mozambique 

Reportage 

La récente hausse du prix du carburant au Mozambique continue de provoquer de lourds impacts sociaux et économiques touchant surtout les citoyens à faible revenu qui dépendent quotidiennement des transports semi-collectifs de passagers pour se rendre au travail, à l'école, aux hôpitaux et aux marchés.

Ces dernières semaines plusieurs transporteurs semi-collectifs ont menacé de suspendre leurs activités et exigent du gouvernement une révision urgente des tarifs de transport, affirmant que les prix actuels ne compensent plus les coûts d'exploitation résultant de l'augmentation des carburants.

Pendant que se poursuivent les négociations et les menaces de grève, c'est la population qui souffre le plus des conséquences.

Dans plusieurs quartiers de la ville de Maputo et de ses environs, il est devenu de plus en plus fréquent de voir de longues files de passagers aux arrêts, des citoyens désespérés cherchant un moyen de transport  et des centaines de personnes contraintes de parcourir de longues distances à pied.

 Parmi les plus touchés figurent les jeunes étudiants, les femmes travailleuses, les enfants et les personnes âgées dont beaucoup quittent leur domicile dès l'aube pour tenter d'obtenir une place dans les transports publics;

Dans le quartier de Baixa à Maputo, Maria António, employée de maison de 52 ans, raconte qu'elle marche aujourd'hui plus de 5km par jour à cause du manque de "chapas" (minibus collectifs).

"Avant, je pouvais prendre un transport près de chez moi. Maintenant les véhicules passent bondés ou ne s'arrêtent tout simplement pas. Je n'ai pas d'autre choix que de marcher" se lamente-telle?

La situation inquiète également les étudiants. Beaucoup affirment arriver en retard aux cours, voire manquer l'école faute d'argent suffisant pour supporter d'éventuelles hausses des tarifs.

Certains transporteurs justifient la réduction de la circulation en affirmant que le coût du carburant ajouté au prix des pièces détachées et à l'entretien des véhicules a rendu l'activité insoutenable.

Selon les représentants du secteur, le tarif actuel ne couvre déjà plus les dépenses quotidiennes, raison pour laquelle ils demandent un nouveau barème de prix afin d'éviter l'effondrement du transport semi-collectif.

Cependant des organisations de la société civile alerte qu'une éventuelle augmentation des tarifs pourrait encore aggraver le coût de la vie des Mozambicains à un moment où de nombreuses familles font face à des difficultés économiques, au chômage et à une hausse généralisée des prix des produits de première nécessité.

Les analystes estiment que la crise du carburant met en lumière d'anciennes fragilités du système national de transport public, marqué par l'insuffisance des moyens, la surcharge des véhicules et le manque d'alternatives efficaces pour la population.

En attendant qu'une solution définitive soit trouvée, des milliers de citoyens continuent chaque jour d'affronter de longues marches, une fatigue extrême et l'incertitude pour parvenir à destination.

11 mai 2026

Concerts et enfants démunis.

Le dimanche 26 avril Ntwanano France a eu l'immense chance d'accueillir le groupe The Roady Blues Band qui a offert aux spectateurs présents un superbe concert au profit des enfants parrainés par nottre association. Cet orchestre a pour vocation de revisiter le répertoire de Blues et de Soul en passant par les grands titres du Rhythm and Blues.

Nous remercions toutes les personnes qui ont contribué à la réussite de ce concert dont le bénéfice servira aux dépenses liées à la crèche et aux étudiants.

D'autre part, nous sommes confrontés à de très gros problèmes que rencontrent certains enfants.

Plusieurs jeunes ont dû interrompre leurs études lors des évènements qui ont suivi la dernière élection présidentielle (fin 2024). Certaines écoles ont supprimé des cours.

Les jeunes ont alors cherché des petits boulots pour pouvoir vivre et certains se sont mis en couple et ne peuvent plus reprendre leur formation.

Ceux qui ont réussi à terminer leur cursus et obtenu leur diplôme, ont dû payer 20€ pour obtenir le document. Somme énorme que nous avons prise en charge.

Les frais de cours et de stage ont aussi beaucoup augmenté.

Chez les plus jeunes, deux cas ont demandé beaucoup d'énergie à l'équipe de Ntwanano sur place.

Le premier, orphelin de mère, vient d'être abandonné par son père qui est parti vivre  avec une autre femme. Anathalie l'aide pour se nourrir, se vêtir et aménager un peu la maison abandonnée où il s'abrite. Il a de gros problèmes psychologiques, parle seul ... Une structure d'action sociale du département a trouvé une famille qui accepte de l'aider et une thérapie pourrait être mise en place.

Le deuxième, âgé de 7 ans, s'est retrouvé seul suite au décès de sa mère et de sa grand-mère. Il continuait à aller à l'école qui a signalé cet enfant brillant à Anathalie pour des problèmes d'hygiène et de faim. Une de ses tantes qui vivait loin, a accepté de venir le voir le week-end si on l'aidait à installer un petit commerce chez lui. Son "salon de coiffure" prospérait mais elle a rencontré un autre homme et est partie vivre avec lui en Afrique du Sud, abandonnant son neveu.

Anathalie a sollicité une autre tante qui a accepté de le prendre en charge. Il sera scolarisé dans une autre ville et ne sera pus parrainé. Nous lui souhaitons d'enfin retrouver une vie plus calme et plus douce !

Les difficultés politiques, climatiques et économiques engendrent de gros problèmes dans les familles déjà très précaires. Les enfants en sont toujours les premières victimes. 

Même si nous nous sentons souvent impuissants, nous continuons nos actions. L'équipe sur place se démène pour aider au mieux le plus d'enfants possibles.

Heureusement de nouveaux parrains se présentent. Nous inscrivons alors en priorité ces enfants à la crèche ce qui leur permet d'être socialisés et nourris chaque jour. Mais ce coût n'est pas compris dans le parrainage. Voilà pourquoi nous continuons à organiser des concerts et d'autres actions.


4 avril 2026

AG et inondations catastrophiques

 Notre assemblée générale s'est tenue le 13 mars 2026.

Actuellement nous suivons 54 enfants, en crèche, à l'école primaire et au collège/lycée.

Nous suivons également 13 étudiants dont 10 devraient terminer leur cursus cette année. 

La rentrée scolaire 2026 a été très perturbée. Elle devait avoir lieu début février mais à cause des inondations, elle a été retardée d'un mois.

En effet, la saison des pluies au Mozambique commence mi-octobre pour se terminer fin mars Hélas cette année il y a eu des pluies torrentielles en décembre et janvier où il est tombé en dix jours l'équivalent d'un an de précipitations.

De nombreuses régions ont été touchées, en particulier celles de Gaza, Sofala et Maputo dans le sud du pays.

Le bilan est catastrophique :

- 800 000 personnes affectées

- 11 000 habitations partiellement détruites

- 5 000 habitations rasées 

- 5 000 km de routes détruites, endommagées ou coupées rendant les accès aux villages très difficiles,          isolant les habitants et rendant les secours compliquées voire impossibles sauf par hélicoptère.

- 225 000 hectares de terres agricoles rendues inutilisables et récoltes détruites.

- 325 000 têtes de bétail noyées

- 44 centres de santé détruits, stocks de médicaments perdus et arrêts des soins dans les zones impactées. 

- Les fleuves et les rivières ont débordé (les crocodiles se promènent dans les villages). En particulier le Limpopo avec, en plus, en amont, les fortes pluies qui se sont abattues sur le Zimbabwe et le Botswana.

Tout cela entraine une crise humanitaire majeure :

- maladies hydriques ( choléra, paludisme, dysenterie

- risque de famine alors que déjà 4 enfants sur 10 ne mangent pas à leur faim.

Il est nécessaire de rétablir rapidement l'accès à l'électricité, l'eau potable et la nourriture. Des cuisines communautaires ont été mises en place dans certaines villes dont XaiXai. L'alimentation est fournie par l'Etat et assure un repas par jour aux personnes hébergées dans les écoles.

Nous avons contacté Anathalie, notre responsable sur place à Maputo pour connaître les besoins de nos filleuls du quartier Polana Caniço. Heureusement il n'a pas été trop touché et de nombreuses ONG sont sur place.

Le gouvernement estime à près de 700 millions de dollars le montant nécessaires aux reconstructions.

Tous ces évènements sont passés inaperçus dans la plupart des médias nationaux mais heureusement il est toujours possible de trouver des informations sur internet. Voici des liens vers les sites du Monde, de France Info et des Nations Unies.

https://www.lemonde.fr/afrique/article/2026/01/29/au-mozambique-700-000-personnes-victimes-des-pires-inondations-depuis-vingt-cinq-ans-dans-le-sud_6664624_3212.html 

https://news.un.org/fr/story/2026/01/1158265 

https://la1ere.franceinfo.fr/reunion/mozambique-122-victimes-680-000-sinistres-suite-aux-inondations-1665072.html  

 

Concert au profit des enfants du Mozambique